ERWIN licencié gratuitement

Le 22 Février 2018, Erwin, père de deux enfants de 6 et 9 ans, embauché en 2014, a été licencié comme un chien de la Fonderie LITHIUM.

Il lui est reproché d’avoir pris un échantillon dans le four, sans avoir introduit le lithium et le magnésium, le 09 Février à 5H30 matin.

Pour une simple et unique négligence, Constellium licencie pour faute grave, sans préavis et indemnité de rupture, un salarié de 36 ans : c’est scandaleux et honteux.

Ce qui l’est encore plus, c’est la manière employée pour le faire :

– par son infect agent de maîtrise qui ne se rappelle pas d’où il vient, ce personnage qui cumule les casseroles au cul… ;

– et par le chef de service du LITHIUM carriériste faisant tout et surtout n’importe quoi pour arriver à ses propres fins.

Ces deux atroces personnages qui ont tout mis en œuvre pour licencier gratuitement Erwin.

GRATUITEMENT : c’est le terme. Car dans le dossier et pendant l’entretien préalable, la direction n’a rien amené de concret pour motiver cette décision :

Pire, elle confirme même dans la lettre qui notifie le licenciement, que le « manque de rigueur » d’Erwin le 09 février n’a pas eu de conséquences majeures, c’est donc intolérable aujourd’hui de le licencier.

Son agent de maîtrise, était bien présent pour le fliquer le 9 février à 5H30 du matin. Notre organisation syndicale a accompagné Erwin lors de son entretien préalable le19 Février, par contre là, son « courageux » agent de maîtrise a brillé par son absence …

La direction n’y a rien relevé de dangereux pour la sécurité de ses collègues de travail et des outils. Ils l’ont d’ailleurs laissé finir une grande partie de son poste comme responsable de four, ce qui prouve qu’il n’y avait pas de danger.

Mais quand on veut tuer son chien, on dit qu’il est malade.

C’est ce qu’a fait l’encadrement du service en licenciant Erwin pour rien.

Le comportement du responsable de la fonderie Lithium, très mal à l’aise durant l’entretien, se prenant constamment les pieds dans le tapis, confondant les dates, ne sachant pas prouver que prendre un échantillon dans un four pouvait être dangereux, on comprendra qu’il s’agit d’un licenciement gratuit.

Erwin, est la victime d’un complot monté de toutes pièces par son agent de maîtrise et son chef de service.

La fonderie LITHIUM est une usine dans l’usine, où là aussi certains chefs font régner la terreur, un atelier où les sanctions pour un rien tombent les unes derrières les autres.

Aujourd’hui certains se révoltent contre l’insupportable, il faudra le faire encore plus nombreux demain.

L’atelier LITHIUM, qui se vante d’être la vitrine de CONSTELLIUM, est en fait irrespirable pour une grande partie du personnel.

Les conditions de travail sont indignes d’une usine qui se prétend moderne.

Les salariés pour ne pas saigner du nez, pour ne pas être irrités, introduisent le LITHIUM avec des combinaisons et des masques ventilés. L’été par fortes chaleurs, ils travaillent avec des Cryo vestes (vestes avec poches de glace) pour faire baisser la température du corps, car certains montent à 200 pulsations/minute.

Cet atelier où le travail est très manuel voit une explosion des tendinites. Erwin en avait une c’est peut-être ce qu’on lui reproche aujourd’hui. Il avait également était victime d’un infarctus l’été dernier, il est passé sous silence.

La direction peut bien se gargariser d’avoir instauré des exercices d’échauffement musculaire et autres simagrées pour le « bien-être » du personnel… En réalité il s’agit encore d’un tour de passe-passe pour la façade Constellium car cela ne résout pas les problèmes de fond.

Cette vitrine, où les salariés sont pour la majorité des P1 au coefficient 170 points, est en fait la mine pour celles et ceux qui y travaillent. Dans un atelier qui prône comme les autres la « Qualité de Vie au Travail », c’est le sixième salarié licencié pour faute ou inaptitude, sans parler des mutations arbitraires et autres, c’est une véritable casse.

Erwin, ne veut pas passer sous silence ce qui lui arrive aujourd’hui, car il est la victime d’une véritable injustice. Il appelle l’ensemble du personnel à ne plus rester comme l’autruche la tête dans le sable car aujourd’hui c’est lui, demain ce sera un autre.

Nous sommes dirigé-e-s par des gens qui font comme la Mafia : le dimanche ils prient, la semaine ils flinguent. La plupart sont des carriéristes-mercenaires.

Issoire, le 26 Février 2018

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